Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Centre Archéologique du Var

Toute l'actualité du Centre archéologique du Var (C.A.V) et de l'archéologie en Provence sur notre blog.

Centre Archéologique du Var

L'Abbé Boyer nous a quitté le 28 mai......

 

Nous venons malheureusement d'apprendre la mort de

l'Abbé Boyer, membre fondateur du Centre Archéologique du Var.

Nous présentons toutes nos condoléances à ses proches.

 

 

Voici l'article publié dans VarMatin le 30 mai 2011 :

 

Érudit, homme de science et d'église, chercheur au CNRS, Raymond Boyer avait créé, en 1957, le centre archéologique du Var. Il s'est éteint à l'âge de 86 ans.

 

Draguignan : l'abbé Boyer s'en est allé

P1681981D1814612G px 512

L'abbé Raymond Boyer avait fêté en 2008, le soixantième anniversaire de son ordination. 

© Photo doc. C. C

 

L'abbé Raymond Boyer s'est éteint dans la nuit de samedi à dimanche à l'âge de 86 ans, dans la maison familiale de la rue Notre Dame du Peuple qu'il occupait depuis 1932. Un départ sur la pointe des pieds au milieu de ses livres et travaux de recherches, avec la discrétion et la simplicité qui le caractérisaient. Sa frêle silhouette avait en effet déserté le boulevard Clemenceau et la rue Frédéric-Mireur, où les Dracénois avaient autrefois l'habitude de la croiser.

 

Né à Marseille en 1925, Raymond Boyer et sa famille s'installent à Draguignan en 1932. Scolarisé au collège général Férié, il passe son bac en 1943. Ordonné prêtre à l'âge de 23 ans, il poursuit ses études et obtient un doctorat d'État ès lettres et sciences humaines en 1955 à la faculté de lettres d'Aix-en-Provence. Il devient professeur d'histoire du christianisme et de langue hébraïque classique au séminaire du diocèse de Fréjus-Toulon de 1951 à 1960.

 

Un éminent archéologue

 

Érudit, homme d'église et de science, tourné vers l'archéologie et la recherche, l'abbé Boyer rejoint les rangs du CNRS et fonde, en 1957, le Centre archéologique du Var à Draguignan. En 1963, il crée le laboratoire de conservation-restauration des métaux archéologiques, puis en 1967 le laboratoire d'archéo-anthropologie, deux services rattachés à l'Institut d'archéologie méditerranéenne, puis au Centre de recherche archéologique du CNRS. Il occupe ses importantes fonctions jusqu'en 1990, date de sa retraite.

Compagnon de la Libération, aumônier de la clinique Médicis, puis de la polyclinique Sainte-Thérèse, chapelain du prieuré de Provence de l'Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem, Raymond Boyer était président d'honneur de l'Amicale des Arméniens de Draguignan et président d'honneur de la Société d'études scientifiques et archéologiques de Draguignan et du Var. Il était également membre de diverses sociétés savantes dont la Société française d'archéologie classique, l'Institut international d'études ligures, l'Institut royal d'archéologie de Grande-Bretagne, l'Institut oriental de l'université de Chicago.

En 2006, la ville lui avait rendu un bel hommage en organisant, à la chapelle de l'Observance, une exposition retraçant ses soixante ans de travaux archéologiques. En 2008 il avait fêté le soixantième anniversaire de son ordination. À cette occasion la Croix pectorale du Patriarcat d'Etchmiadzin lui avait été offerte.

 

Auteur de nombreux ouvrages

 

Auteur ou coauteur d'ouvrages scientifiques passionnants, maniant aussi bien le savoir que l'humour, il avait animé de nombreuses conférences. La dernière sur « Une voie romaine de Fréjus à Riez passant par Draguignan » avait eu lieu en janvier.

Sa dernière apparition publique remontait au 26 avril dernier. Ce jour-là, sur les allées d'Azémar, l'abbé Boyer avait lu l'un de ses poèmes en arménien puis récité une prière à l'occasion de la commémoration du génocide arménien.

Son intelligence brillante, sa culture exceptionnelle et son immense modestie vont sans aucun doute cruellement manquer à sa ville.

 

Julien Joannier

 

Pour lire l'article publié le lendemain : Cliquez ici...

 

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article